Moteur Scorpion S6540-155

Encore un nouveau moteur pour le Gambitron…

Bien que je sois très content de mon S6530-180, je suis toujours en recherche d’optimisation. Une des limitations actuelles est que le S6530-180 tourne un peu vite. Potentiellement, un moteur avec moins de KV permettrait de tourner une hélice encore plus grande, donc avec un meilleur rendement, et moins vite, donc engendrant encore moins de bruit. Dans la gamme Scorpion il existe le 6530-150, mais la puissance max serait un peu limite.

J’ai eu l’occasion d’acquérir et de tester un tout nouveau modèle, le S6540-155. Il pèse 300g de plus que le S6530 et possède un KV de 155. La puissance max est à 6000W, donc amplement suffisante pour mon utilisation.

La photo ci-dessus montre les deux moteurs. Les fixations sont identiques. Le S6540 fait 10mm de plus en longueur. L’axe d’hélice est de 10mm, alors qu’il était de 8mm pour le S6530. La longueur supplémentaire m’a obligé à une découpe de la partie avant du capot. Le moteur dépasse un peu, mais cela ne se voit pas. Les 300g de plus à l’avant sont compensés en reculant légèrement les batteries. De fait, je garde le même centrage.

Lors des premiers tests, je constate un bruit très significatif du moteur et de l’hélice, bien plus qu’avec le S6530. Pourtant, il n’y a pas de vibration dans la cellule, ni dans le bâti du moteur. Sur les conseils de Scorpion, je fais des tests sans hélice et constate un régime irrégulier et une certaine résonance. Le problème semble donc lié au contrôleur. J’ai fait des changement dans la fréquence de découpage et le timing. Avec une fréquence de 16Khz et un timing à 5 degré, la rotation semble bien plus stable. Les essais au terrain avec cette configuration donnent un niveau de bruit équivalent à ce que j’avais avant. J’ai quand même une résonance entre 4000 et 5000 tour/min qui disparait à des régimes plus élevés.

Avec ce nouveau moteur, j’ai pu tester deux hélices, une Fiala bois 25×10 et la Falcon carbone 23×10 que j’utilisai précédemment. Le planeur remorqué est le Pégase (10Kg, 5,5m) de Loïc qui sert de planeur de référence.

La Fiala 25×10 consomme un peu plus de 100A en statique, ce qui est prometteur. Par contre, elle est très bruyante. C’est loupé pour l’objectif de réduction de bruit. Une fois en vol la consommation diminue significativement comme le montre le graphe ci-dessous.

Coté bilan énergétique, c’est aussi décevant sur les trois remorquages:

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

277.1m

42s

795mah

41.9Wh

0.151
256.7m

40s

798mah

41.34Wh

0.161
252.3m

43s

848mah

43.7Wh

0.173
Moyenne

0,161

Il semble que le comportement dynamique de l’hélice ne soit pas très bon. Est-ce du au matériau ou au profil? Par contre c’est une hélice excellente pour la voltige dixit Jean-Philippe… En vol, le frein du à cette hélice est impressionnant. Il faut impérativement remettre des gaz pour l’atterrissage.

Passons à la Falcon 23×10. Elle a le même niveau de bruit que pour le S6530. C’est déjà pas mal. Le comportement en vol est le même que précédemment. La consommation statique est autour des 85A. Par contre, la consommation ne change pas brutalement lors du passage du régime statique au régime dynamique, contrairement à la Fiala.

Coté bilan énergétique, c’est très bon sur trois remorquages:

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

311m

39s

744mah

39.27Wh

0.126
281.9m

45s

786mah

40.86Wh

0.144
306.6m

40s

676mah

34.35Wh

0.112
Moyenne

0,127

La journée était assez venteuse, avec le vent de travers. Donc les conditions n’étaient pas excellentes. Malgré cela, le rendement est supérieur à celui obtenu avec le S6530 (0.139 avec la falcon 23×10).

Le bilan est donc très positif en terme de rendement, et un petit peu moins en terme de bruit. Bravo à Scorpion pour ce nouveau moteur !!!

Test d’hélice: la Falcon 23×10

Avec le retour du beau temps, j’ai pu enfin tester ma dernière acquisition, une falcon 23×10. L’hélice est de toute beauté, avec une superbe réalisation. Elle est même livrée avec des housses de protection bleue.

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Mon hélice actuelle est une GSonic 22×10. C’est la moins chère et celle qui offre la meilleure performance, avec une PT Model 22x10E.
Pour rappel, voici trois remorquages du Pégase (10Kg, 5,5m) avec la 22×10 et le pack Graphène 10 000ma.

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

289m

45s

844mah

47.21Wh

0.163
291m

47s

867mah

46.12Wh

0.158
287m

48s

827mah

42.95Wh

0.149
Moyenne

0,156

Voici deux remorquages avec la 23×10.

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

336m

35s

869mah

48.74Wh

0,145
302m

33s

745mah

40.43Wh

0.133
Moyenne

0,139

Le gain est très clair, même si je n’ai remorqué le Pégase que deux fois dans l’après-midi, car les autres vols ont été consacrés à un F3Q. Comme le F3Q est un nouveau planeur, je n’ai pas de base de comparaison, mais j’ai constaté globalement un gain en autonomie.

Le petit défaut est que l’intensité est supérieure à 100A en début d’utilisation du pack, pour atteindre 90A en fin d’utilisation. C’est 10A de plus que pour la 22×10. Pour le pack graphène, cela ne pose pas de problème. Pour le pack 8000ma c’est peut être un peu trop.

Conception et réalisation d’un remorqueur électrique, le Gambitron V2

Conception: Gilles Muller et Loic Provost.

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Le Gambitron c’est presque comme le vin, il arrive avec les vendanges. Donc voici la version 2, qui a été conçue en commun avec l’ami Loïc, toujours source de bonnes idées, et qui a la gentillesse de corriger mes erreurs.

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Le but était d’optimiser le poids et la trainée. Le Gambitron V2, c’est principalement un fuselage dessiné autour du pack d’accus. Le profil est un classique Naca 2412. L’envergure est de 2800mm, la corde à l’emplanture est de 390mm, et de 290mm au saumon. La surface des ailes est de 100dm2, la surface du stab est de 21dm2, le bras de levier est de 1300mm. Ces paramètres sont la source de bonnes qualités de vol.

plan

Avec un pack d’accu Zippy 8000ma, le poids en ordre de vol est de 9.8Kg, contre 12Kg pour la V1. 20% de gain, c’est très bien.

Les premiers vols montrent un comportement très sain, le Gambitron V2 est un vrai trainer.

Voici les premières performances sur des montées à 250m:

Planeur F3I 4Kg, Hélice GSonic 22×10, pack Zippy : 0.095 Wh/m
Planeur Schweitzer 5.4Kg, Hélice Gsonic 22×10, pack Graphène : 0.111 Wh/m
Planeur Pégase, 9.6Kg, Hélice Gsonic 22×10, pack Zippy : 0.147 Wh/m

Pour le F3I, les meilleures perfs pour la V1 étaient de 0.108 Wh/m. On a donc un gain d’au moins 10% pour ce planeur. L’hélice GSonic 22×10 est celle qui donne les meilleurs résultats en terme de bilan énergétique.

Motorisation

Le but du Gambitron est de remorquer de manière confortable des planeurs d’une masse autour de 13Kg. Si l’on ajoute une masse de 10Kg pour le remorqueur, et un facteur de 150W par Kg, on obtient autour de 3500W. Les moteurs qui sortent cette puissance pèsent autout d’1 Kg, ce qui est le cas du Scorpion 6530-180, d’un KV réel de 169.

DSC_0987

Concernant les accus, les contraintes sont: (i) d’avoir une capacité suffisante pour ne pas changer trop souvent le pack, (ii) d’avoir une très bonne longévité, (iii) garder le prix raisonnable. De fait, il faut éviter de trop tirer en ampérage et essayer de rester dans les 10C. Pour ce faire, je préfère monter en tension, quitte à utiliser un contrôleur plus cher. Mon choix s’est donc porté sur des packs de 14S. Le contrôleur Jet ESC HV 300A, 16S vient d’outre manche, et le patron Bruno Tollot répond rapidement à toutes les questions.

DSC_0992

Le frein d’hélice est paramétrable avec plusieurs niveaux de freinage. J’utilise le niveau juste avant le blocage. Plus l’hélice tourne lentement, plus le frein est efficace pendant la descente.

J’ai actuellement deux packs: 8000ma Zippy (2x6S+2S) et 10000ma Graphene (6S+2x4S). Le poids du pack graphène est de 3310g (3.02ma/g), contre 2680g (2.98ma/g) pour le Zippy, soit 630g de plus.

DSC_1078

Le graphe ci-dessous, présente un résumé de dix remorquages avec le pack graphène, puis deux remorquages avec le zippy.
total_vol

À la fin du premier remorquage, on a 3.5V et 6A de plus pour le pack Graphène. La puissance en début de remorquage est de 4400W et de 3300W en fin. À la fin des dix remorquages, le pack graphène est à peine chaud, alors que le Zippy chauffe légèrement. Par contre, le pack graphène est presque deux fois plus cher que le Zippy. De toute façon, il semble que les Zippy ne soient plus distribués.

Construction

La construction est réalisée avec du CTP léger 3mm en bouleau et du 5mm aviation pour les parties qui nécessitent des renforts. Le fuselage est du type caisse pour des raisons de rapidité de construction. La conception est en CAO 3D et la découpe des pièces a été effectuée à la fraiseuse par l’ami Bruno. L’ami Yannick m’a fourni les matériaux de construction.

Fuselage
Le Gabitron V2 est construit avec le but de simplifier la gestion des accus. Le moteur est toujours le Scorpion 6530-180 monté sur la cloison pare-feu via une croix en alu. À l’avant, on trouve donc un grand compartiment pour les accus, au dessus d’un logement pour le contrôleur. L’équipement de la V2 est le même que celui de la V1. On trouve le contrôleur AlienPower et un UniSens-E pour la mesure par télémétrie de l’altitude et des paramètres de consommation. J’ai également mis deux sondes de température autour de la partie fixe de la cage du moteur, et du contrôleur.

dsc_1104

Derrière le compartiment accus, il y a le compartiment servos et réception. Les accus (LIFE 1000ma) de réception sont doublés. La régulation est réalisée par un MAXBEC 2D qui retransmet par télémétrie la tension réelle des accus. Il y a deux servos de direction, un pour la dérive, un pour la roulette de queue, un servo pour la profondeur, et enfin la commande de remorquage avec un très joli crochet de remorquage réalisé par Loïc.

dsc_1102

Les commandes sont réalisées avec des tiges en fibre de verre insérées dans des tubes laitons aux extrémités.

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Les flancs sont un peu trop longs pour la fraiseuse. La solution a été de couper en trois parties et de réaliser des entures pour les raccords.

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La réception est doublée avec un satellite qui est fixé sous la dérive. Les antennes sont glissées dans des gaines pour qu’elles ne bougent pas.

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La commande de la profondeur est réalisée avec une chape à boule qu’il faut dé-clipser pour le démontage.
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Il y a trois capots pour le dessus. Les capots sont réalisés en polystyrène découpé au fil chaud, puis coffrés au balsa avec un tissu de fibre 50g. Le capot arrière est collé à demeure. Le capot du compartiment servo est fixé avec deux vis et deux tétons.

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Le capot des accus est fixé par deux tétons et un verrou de verrière.

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Les accus de propulsion sont montés sur une plaquette de CTP 2mm par du scratch. La plaquette vient se coincer sous une plaquette montée inclinée à l’arrière, et est fixée à l’avant par une vis. Le montage/démontage de l’accu est très rapide. Le centrage est toujours nickel et il est facilement réglable en déplaçant les accus sur le scratch.

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Pour éviter les câbles qui se baladent, j’ai fait réaliser des circuits imprimés avec trous métallisés. En empilant deux circuits, on a une base assez solide pour souder les connecteurs. J’ai ensuite vissé les plaquettes sur le fond du fuselage.

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On voit les fils de recharge des accus de réception.

Capot moteur
Le capot moteur est réalisé en fibre dans un moule qui est lui-même obtenu à partir d’une forme imprimée en 3D (merci à Olivier Ségouin). La forme est ensuite apprêtée et poncée.
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Le capot est fixé sur le bâti moteur via 4 vis. Les écrous sont réalisés avec du micro ballon.
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Entoilage

L’entoilage est fait à l’oracover rouge.
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Cela rajoute 150g au poids du fuseau.

Le Gambi était le cheval du grand-père de Loic. De fait, un cheval ailé semble approprié comme logo.

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Ailes
Les ailes sont réalisées en polystyrène coffré en fil chaud. La peau est réalisée à partir d’un sandwich Airex et deux couches de fibre 50g à l’extérieur et l’intérieur. DSC_1034

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Après coffrage, l’aile est évidée ce qui permet de gagner 100g. Pour le guidage du fil, j’utilise deux nervures ajourées pour l’emplanture et le saumon.
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Pour finir, les ailerons sont découpés, puis articulés au silicone.

Bilan de poids

Item Poids (g)
Ailes 1 756
Stabilisateur 378
Hélice GSonic 22×10 165
Train avec roues 753
Capot accus 50
Capot servo 40
Capot moteur 51
Clef d’aile 300
Moteur Scorpion 1 050
2 x Accus de réception LIFE 1100ma 2S 132
Électronique de réception 145
6 servos 325
Controleur Alien 300
Roulette de queue 44
Fuselage entoilé avec accastillage 1670
Accus de propulsion Zippy 8000ma 14S 2 680
Total 9840

Connecteurs pour les câbles d’accus

J’aime pas trop les câbles d’accus qui se baladent. Donc j’ai fait réaliser des circuits imprimés avec trous métallisés. En empilant deux circuits, on a une base assez solide pour souder les connecteurs. Il suffit ensuite de fixer la plaquette sur un support solide….

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Comparaison accus 14S Graphène 10000ma vs Zippy 8000ma

Vu les premiers tests très encourageants sur le pack graphène, j’ai acheté un pack complet 14S 10000ma.

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Il est constitué de 6S+2x4S. Le pack de 6S est sur la tranche et les deux 4S à plat l’un sur l’autre.

DSC_1078

Le poids du pack graphène est de 3310g (3.02ma/g), contre 2680g (2.98ma/g) pour le Zippy, soit 630g de plus.

Ci dessous, un résumé de dix remorquages avec le pack graphène (7 Schweitzer, 3 Pégase), puis deux remorquages avec le zippy (2 Pégase).

total_vol

À la fin du premier remorquage, on a 3.5V et 6A de plus pour le pack Graphène. À la fin des dix remorquage, le pack est à peine chaud. C’est plutôt impressionnant.

Voila le bilan des trois remorquages du Pégase avec le pack Graphène, hélice GSonic 22×10.

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

289m

45s

844mah

47.21Wh

0.163
291m

47s

867mah

46.12Wh

0.158
287m

48s

827mah

42.95Wh

0.149
Moyenne

0,156

Remorquages avec le pack Zippy.

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

271m

48s

912mah

49.29Wh

0.181
265m

53s

932mah

50.23Wh

0.189
Moyenne

0,185

Le bilan est clairement positif pour le pack Graphène, mais les conditions s’étaient dégradées pour les deux derniers vols. De fait, j’avais eu des performances meilleures (0,165) avec le pack Zippy précédemment. D’où l’importance de faire des performances comparatives le même jour. En tout cas, les 600g de plus sur le poids de la batterie ne se ressentent pas sur les performances.

Graphene vs Zippy

Le prix des graphenes ayant baissé chez HK, j’ai craqué sur un pack 6S 10000ma 15C.

J’ai monté un pack 14S hybride 8S Zippy 8000ma + 6S Graphene 10000ma pour évaluer cette nouvelle techno. Je n’ai pas pris des 8000 graphene car elles sont fournies avec un connecteur XT60 signe d’une puissance un peu limite.

Voici deux graphes de comparaison des accus 14S Zippy 8000 ma vs le pack hybride.

Il n’y a pas photo, le pack hybride délivre une plus grande tension et plus d’ampères. Apres les vols, le pack de graphene est également moins chaud que le zippy d’à coté, signe d’une moins grande résistance interne.

14S Zippy
zippy

8S Zippy + 6S Graphene
graphene

Remorquages en Gambitron

Une petite page pour répertorier quelques mesures de performance en remorquage.

LIPO 14S Zippy 8000ma, Planeur F3I, 4Kg, 15/05/2016

L’air ne devait pas être très porteur, les mesures sont moins bonnes que d’habitude, notamment en ce qui concerne la GSonic qui reste la référence en terme de rendement. La PTModel semble très proche.

Hélice GSonic 22×10

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

242m

43s

629mah

31.36Wh

0.129
283m

46s

711mah

35.01Wh

0.123
Moyenne

0,126

Hélice PTModel 22x10E

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

273m

35s

685mah

35.87Wh

0.131
277m

37s

659mah

34.45Wh

0.124
Moyenne

0,1275

Hélice Mejzlik 20.5x12WE

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

277m

39s

766mah

39.18Wh

0.141
276m

40s

738mah

37.45Wh

0.135
Moyenne

0,138

LIPO 14S Zippy 8000ma, Planeur F3I, 4Kg, 24/05/2016 et 01/05/2016

Hélice Falcon 22×10

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

256m

45s

734mah

36.59Wh

0,142
284m

40s

640mah

31,95Wh

0,112
278m

52s

765mah

38,41Wh

0,138
299m

45s

639mah

35,54Wh

0,118
Moyenne

0,127

Hélice GSonic 22×10

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

293m

33s

602mah

32,1Wh

0,109
278m

35s

644mah

32.21Wh

0,115
295.8m

43s

626mah

29.42Wh

0,099
253.7m

37s

566mah

29.04Wh

0,114
288.8m

41s

605mah

30.13Wh

0,104
Moyenne

0,108

Hélice Biela Sport 22×10

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

283m

39s

650mah

33,61Wh

0,118
296m

44s

762mah

32,21Wh

0,129
275m

44s

812mah

39,39Wh

0,142
Moyenne

0,129

La Biela consomme 85-90A maximum en vol, alors que la GSonic et la Falcon ont un max vers 75A. On sent la puissance en plus sur la Biela lors du remorquage, et c’est plus agréable. Au niveau du rendement, la GSonic reste la meilleure.

La Falcon est une hélice conçue pour le F3A, donc 10S. Elle est très légère, autour de 60g. Je pense qu’elle travaille mal vers 14S.

Toutes ces mesures sont prendre avec des pincettes, le passage dans un thermique ou une descendante peut changer les mesures ; les erreurs de pilotage aussi…

LIPO 14S Zippy 8000ma, hélice Gsonic 22×10, Centrage 15.4mm, Planeur Pégase 5.5m, 9.6Kg, 16/02/2016

Le centrage a été reculé à 15.4mm du BA. À noter qu’on est encore a 15% de la marge statique sur predimRC. L’avion reste toujours très sain aux grands angles.

Cela change tout à l’atterrissage. Le Gambitron se met à allonger comme un planeur, et le frein de l’hélice est moins effectif. Il faut bien casser la vitesse avant la phase finale. Cela demande plus de travail de pilotage (ce qui m’amuse). Par contre, sachant qu’un remorqueur passe son temps à atterrir et que tous les terrains n’ont pas de grandes pistes, un centrage très avant recèle peut être des avantages…

J’espérai un gain à la montée, il n’en est rien…. Franck Aguerre, concepteur de predimRC, m’a fait remarqué qu’en montée c’est le groupe moteur/hélice qui impacte le plus les performances. Je vais donc essayer d’augmenter le pas de l’hélice et réduire le diamètre pour les prochains essais.

LIPO 14S Zippy 8000ma, hélice Gsonic 22×10, Planeur Pégase 5.5m, 9.6Kg, 17/01/2016

Avec cette hélice, le remorquage reste agréable, même si la vitesse est plus élevée que pour la Biela 23×8.

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

277m

51s

868mah

45,68Wh

0,164
251,4m

52s

885mah

45,8Wh

0,182
283m

56s

887mah

45,69Wh

0,161
258m

44s

801mah

42Wh

0,162
275m

51s

903mah

46Wh

0,167
273m

50s

847mah

41,86Wh

0,153
Moyenne

0,165

Le temps de remorquage est pratiquement identique à la Biéla, même si le taux de montée rapporté par le vario est moins fort. Par contre, l’énergie dépensée est en moyenne moins élevée de 10%. Le bilan est donc favorable. En début de décharge de l’accu, la puissance est autour de 3500W avec une consommation à 70A. Avec un pas de 10, l’avion est moins freiné à l’atterrissage, mais cela reste assez court.

À noter, j’ai également essayé une 22×10 Xsoar en bois. Mais le remorquage était nettement moins agréable.

LIPO 14S Zippy 8000ma, hélice Biéla 23×8, Planeur Pégase 5.5m, 9.6Kg, 29/12/2015

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

279m

57s

1003mah

51,75Wh

0,185
293m

52s

1034mah

52,8Wh

0,180
252m

46s

937mah

47,5Wh

0,188
280m

59s

1041mah

51,3Wh

0,183
Moyenne

0,184

LIPO 14S Zippy 8000ma, hélice Biéla 23×8, Planeur F3I, 4Kg, 23/12/2015

Hauteur

Durée

Capacité consommée

Énergie

Énergie/m

270m

36s

600mah

34Wh

0,125
200m

36s

579mah

30,3Wh

0,151
250m

34s

627mah

32Wh

0,128
Moyenne

0,135

Coffrage à l’airex suite

Suite à ma première expérience d’évidement un peu loupée, j’ai changé de stratégie pour la deuxième demi-aile. L’idée est d’évider l’aile, une fois les coffrages terminés. Il faut résoudre pour cela quelques problèmes:

  • passage du fil à travers l’aile,
  • guidage du fil pour la découpe,
  • arc d’une longueur un peu supérieure à celle de l’aile.

Pour le passage du fil, il faut prévoir un rond de dimension assez grande pour passer une tige entrainant le fil. Cela impose de réaliser un arc avec un fil démontable facilement. Pour le guidage du fil, j’utilise deux nervures ajourées pour l’emplanture et le saumon. Merci à Bruno pour la découpe à la fraiseuse.

DSC_1034

J’ai réalisé trois évidements pour éviter de fragiliser l’aile. J’ai également laissé environ 8mm de polystyrène sous la peau. Les trous font 1cm de diamètre.

Le coffrage a été réalisé comme pour la première demi-aile. L’airex est poncé en biseau au bord de fuite, jusqu’à atteindre la fibre sous la peinture. Lors du coffrage de la deuxième peau, j’ai rajouté une deuxième bande de fibre pour rigidifier le bord de fuite.
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Pour la clef d’aile, j’ai utilisé de la mousse très rigide et un tube carbone réalisé par Loic. Le bloc de mousse est découpé avec le dièdre intégré.
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L’évidement se passe sans problème. Il ne faut pas aller trop vite, et un peu scier dans les coins. Finir au milieu dans le trou, pour éviter de faire trop fondre le polystyrène. Grâce aux évidements, j’ai gagné 100g. Les deux demi-ailes font le même poids. L’aile est résistante, légère et il n’y a pas de déformation en surface…. C’est la bonne méthode !!!

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Bilan de poids
Nervures: 12g
Noyau et nervures: 322g
Après peau d’extrados, sans masticage au polyfilla: 514g
Après longeron: 678g
Après peau d’intrados: 867g
Après évidemment: 767g

Coffrage à l’Airex

Sur le remorqueur, tout gramme en plus est du poids qu’on ne remorquera pas…

Les ailes sont un des éléments les plus lourds du Gambitron. Les ailes actuelles pèsent 1.1Kg chacune. Le profil est épais et la surface assez grande, 50dm2. Pour alléger, l’idée est de travailler à la fois sur le poids du coffrage et celui du polystyrène.

Le coffrage des ailes actuelles est un sandwich fibre+balsa. Mais trouver du balsa léger est difficile, et ce n’est pas donné. D’où l’idée de tester l’Airex vendu par R&G. Cela tombe bien, on peut maintenant acheter directement via le Web sans être professionnel. L’Airex pèse 60g pour une feuille de 66dm2 et 1.2mm d’épaisseur, soit 90g/m2… c’est léger. Avec un sandwich fibre 50g+Airex+50g, sachant qu’on a autant de résine que de fibre, la peau pèse autour 290g/m2. En fait, c’est un peu plus lourd, car l’Airex boit aussi.

Pour diminuer le poids du polystyrène, la deuxième idée est de réaliser des évidements via des tubes. C’est un peu complexe à réaliser, il y a plein d’alignements à faire, surtout que l’aile comprend 4 panneaux, mais c’est possible…

Voici le résultat:
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Construction

Après découpe des noyaux et des évidements tubulaires, le poids du polystyrène est de 194g. Il faut redécouper des tubes pour remplir les évidements pour empêcher les déformations sous vide. Le poids des tubes est de 115g. C’est pas tout à fait ce qu’on à gagné avec les évidements, car en découpant, il se forme une croute qui pèse quelques grammes.

Après la première peau, j’arrive à un poids de 500g. Elle pèse donc 191g pour 50dm2, soit 382g/m2. C’est 50g de plus que prévu. Pour réaliser la peau, il faut d’abord imprégner de résine la première couche de fibre sur une bâche plastique, puis transférer la fibre sur le noyau. Ensuite, on pose l’Airex, et enfin la deuxième couche de fibre qui a été imprégnée sur le mylar peint au préalable. Je met donc plus de résine que d’habitude, et l’Airex en absorbe également. Après découpe de la première peau aux dimensions exactes, il faut poncer en biseau le bord de fuite pour diminuer l’épaisseur.

Le longeron est réalisé comme décrit dans le post: longeron carbone, mais avec des mèches carbone de manière dégressive en largeur. On part de 8 mèches sur 400mm depuis l’emplanture, puis on en enlève une tous les 100mm, jusqu’à la longueur de 1mm.

Mèches 8 7 6 5 4 3 2 1
Cote (mm) 400 500 600 700 800 900 1000 1100

Le longeron fait 23mm de large à l’emplanture et 10mm coté saumon. Une mèche fait 10mm de large, il y en a donc 2 cote à cote à l’emplanture et une au bout. Le tube de clef d’aile est intégré avec le bon dièdre. La clef fait 200mm avec 10mm de bouchon dans le tube. Le poids du longeron est de 165g.

La seconde peau est un peu plus lourde, 215g, car l’aile va reposer sur le fuselage, et il faut des renforts: une bande de carbonne et 2x100g pour la largeur du fuseau.

Comme l’Airex fait 1.2mm d’épaisseur, les deux peaux ne se rejoignent pas. Il faut donc faire un bord d’attaque en microballon dans lequel on met de la peinture.

Pour récapituler:

Noyau: 194g
Peau 1: 191g
Longeron avec tube clef d’aile: 165g
Peau 2: 215g
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Total: 765g

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Bilan

Le point négatif est que faire des évidements avant la découpe ne marche pas. Même si les tubes sont parfaitement ajustés, il y a des différences de densité, et il se forme des défauts avec le vide. En plus, il est très difficile d’enlever les tubes après coffrage.

Le point positif est que le coffrage avec de l’Airex marche très bien. Le résultat est très beau. Même si cela masque les défauts du polystyrène, on voit quand même des ruptures. La finition est superbe, donc tout défaut se voit d’autant plus. Attention, avec un coffrage au 50g, l’aile se marque très facilement….

L’aile est très légère à ce stade. Il me reste à faire la découpe de l’aileron et l’articulation au silicone, les renforts de fixation sur l’aile, et enfin le montage du servo. J’estime le poids de l’aile finale à 900g, soit 200g de gagné par rapport à l’aile originale.

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Gambitron en Scorpion et contrôleur Alien Power

Pour remplacer le défunt YEP, j’ai craqué sur un contrôleur de chez Alien Power : Jet ESC HV 300A, 16S

Ces contrôleurs sont fabriqués au Royaume-Uni, le patron Bruno Tollot répond rapidement à toutes les questions. Ca change du service chinois… Avec un contrôleur d’outre-manche, j’espérais le bruit d’un Rolls-Royce Merlin… c’est loupé, le moteur est toujours aussi silencieux. Parmi les plus de ce contrôleur, la fonction anti-étincelle avec un câble spécifique à brancher en premier, et une programmation aisée via l’adaptateur USB fourni d’origine. Pas besoin d’acheter un adaptateur supplémentaire… Par contre, le driver de l’adaptateur ne marche pas sous Windows 8.

Voila la bête:
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Avec un contrôleur pareil, je peux tester pas mal de configurations de batteries, notamment du 14S.

Grâce à Louis Fourdan, j’ai en test un moteur Scorpion 6530-180.
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Le KV réel est de 169, c’est nettement intéressant par rapport aux 188KV du Rotomax 50.

L’intégration dans le Gambitron a été faite via des colonnettes sur le support réalisé pour le Rotomax. Le moteur scorpion est légèrement plus court, et il est nécessaire de l’avancer pour que l’hélice ne frotte pas sur le capot.
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J’ai mis une sonde de mesure de la température autour de la cage. Cela permet de voir si on sollicite le moteur au delà de ses spécifications.
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L’hélice est très facile à monter sur le scorpion. Un simple écrou a serrer, et le tour est joué. Le moteur est fourni avec une bague d’adaptation 10mm vers 8mm, pour des hélices percées en 10mm.
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Voici quelques résultats des premiers vols:
En 14S, le scorpion entraine l’hélice Biela 23×8 avec une conso autour de 80A. Avec les accus chargés, on est a 78A pour 6800 t/min sous 49.6V.

En essai de traction statique avec les accus un peu déchargés (autour de 40%), on obtient 12.5Kg pour 6588 t/min.

Un remorquage d’un planeur F3I a l’atitude de 200m consomme environ 600mAh. Le taux de montée moyen est autour de 10m/s. Voici le graphique de la montée:

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Le passage à 14S, avec un moteur plus performant est clairement bénéfique sur la consommation. Double effet, plus d’autonomie, et batterie moins sollicitée, gage d’une meilleure durée de vie. L’augmentation de poids, 400g, reste très modérée. Témoin que le Scorpion 6530 a un meilleur rendement que le Rotomax, il chauffe nettement moins. Je n’ai pas encore de mesures, mais rien qu’au toucher c’est sensible. Le Scorpion est tout juste tiède, alors que le Rotomax était rapidement chaud.

Le Gambitron est un avion très sain, gaz coupé il ne décroche pas. Le remorquage se fait plein gaz une fois que le planeur a décollé. Arrivé à l’altitude de largage, on met a plat et réduit les gaz. Lorsque le planeur est largué, on coupe complètement les gaz, et on amène le remorqueur à 20m au dessus de l’entrée de piste en piqué plus ou moins fort. L’hélice au pas de 8″ en rotation libre fait un aérofrein très efficace, le Gambitron n’accélère pas. L’atterrissage est ensuite une formalité. On ajuste la pente de descente pour choisir le point de touché et il suffit d’arrondir pour un touché en douceur. Si on arrive un peu trop vite, le rebond n’est pas méchant. De fait, le remorqueur est pratiquement prêt à repartir…



Prochaine étape, remorquage de planeurs toutes catégories, et mesure des consommations.