Gambitron en Scorpion et contrôleur Alien Power

Pour remplacer le défunt YEP, j’ai craqué sur un contrôleur de chez Alien Power : Jet ESC HV 300A, 16S

Ces contrôleurs sont fabriqués au Royaume-Uni, le patron Bruno Tollot répond rapidement à toutes les questions. Ca change du service chinois… Avec un contrôleur d’outre-manche, j’espérais le bruit d’un Rolls-Royce Merlin… c’est loupé, le moteur est toujours aussi silencieux. Parmi les plus de ce contrôleur, la fonction anti-étincelle avec un câble spécifique à brancher en premier, et une programmation aisée via l’adaptateur USB fourni d’origine. Pas besoin d’acheter un adaptateur supplémentaire… Par contre, le driver de l’adaptateur ne marche pas sous Windows 8.

Voila la bête:
DSC_0992

Avec un contrôleur pareil, je peux tester pas mal de configurations de batteries, notamment du 14S.

Grâce à Louis Fourdan, j’ai en test un moteur Scorpion 6530-180.
DSC_0987

Le KV réel est de 169, c’est nettement intéressant par rapport aux 188KV du Rotomax 50.

L’intégration dans le Gambitron a été faite via des colonnettes sur le support réalisé pour le Rotomax. Le moteur scorpion est légèrement plus court, et il est nécessaire de l’avancer pour que l’hélice ne frotte pas sur le capot.
IMGP3526

J’ai mis une sonde de mesure de la température autour de la cage. Cela permet de voir si on sollicite le moteur au delà de ses spécifications.
IMGP3520

L’hélice est très facile à monter sur le scorpion. Un simple écrou a serrer, et le tour est joué. Le moteur est fourni avec une bague d’adaptation 10mm vers 8mm, pour des hélices percées en 10mm.
IMGP3522

Voici quelques résultats des premiers vols:
En 14S, le scorpion entraine l’hélice Biela 23×8 avec une conso autour de 80A. Avec les accus chargés, on est a 78A pour 6800 t/min sous 49.6V.

En essai de traction statique avec les accus un peu déchargés (autour de 40%), on obtient 12.5Kg pour 6588 t/min.

Un remorquage d’un planeur F3I a l’atitude de 200m consomme environ 600mAh. Le taux de montée moyen est autour de 10m/s. Voici le graphique de la montée:

f3i-14S-23x8

Le passage à 14S, avec un moteur plus performant est clairement bénéfique sur la consommation. Double effet, plus d’autonomie, et batterie moins sollicitée, gage d’une meilleure durée de vie. L’augmentation de poids, 400g, reste très modérée. Témoin que le Scorpion 6530 a un meilleur rendement que le Rotomax, il chauffe nettement moins. Je n’ai pas encore de mesures, mais rien qu’au toucher c’est sensible. Le Scorpion est tout juste tiède, alors que le Rotomax était rapidement chaud.

Le Gambitron est un avion très sain, gaz coupé il ne décroche pas. Le remorquage se fait plein gaz une fois que le planeur a décollé. Arrivé à l’altitude de largage, on met a plat et réduit les gaz. Lorsque le planeur est largué, on coupe complètement les gaz, et on amène le remorqueur à 20m au dessus de l’entrée de piste en piqué plus ou moins fort. L’hélice au pas de 8″ en rotation libre fait un aérofrein très efficace, le Gambitron n’accélère pas. L’atterrissage est ensuite une formalité. On ajuste la pente de descente pour choisir le point de touché et il suffit d’arrondir pour un touché en douceur. Si on arrive un peu trop vite, le rebond n’est pas méchant. De fait, le remorqueur est pratiquement prêt à repartir…



Prochaine étape, remorquage de planeurs toutes catégories, et mesure des consommations.

Encore des mesures et Panne du YEP

Le contrôleur YEP n’a pas duré bien longtemps… au 4ème vol, pfff, extinction des gaz et atterrissage en plané…. Une requête a été déposée chez HK, mais j’ai peur que cela ne serve à rien…

Le coté positif de la chose (s’il en est un) a été de faire une vérification de l’utilité d’utiliser l’hélice comme aérofrein. Le contrôleur s’est plus ou moins mis en frein lors de la panne, et l’hélice ne tournait presque plus. Résultat, il a fallu aller chercher le Gambitron au bout du terrain, alors qu’il se pose très très court lorsque l’hélice tourne.

J’ai pu faire quelques mesures en vol avant la panne…

Je voulais tester l’influence du poids du modèle sur le taux de montée. Sans planeur, à la masse de 11.5Kg, le taux de montée est de 16m/s. Après avoir rajouté 800g de lest dans la clef, le taux de montée passe à 15.52m/s. Cela fait une perte de 0.6m/s par Kg. Cela n’est pas énorme, cela va permettre de mettre des batteries plus lourdes pour augmenter l’autonomie.

La vitesse de vol sol (mesurée par GPS) est de 122km/h, avec un vent de face de 10km/h, pour 7400 t/m.

En remorquage d’un fox de 3.6Kg, 2.80m, le taux de montée est de 10m/s. La vitesse de remorquage sol est de 75km/h.

Mesure du Rotomax 50cc

Quand il fait mauvais en Bretagne… si si ça arrive…. et qu’on ne peut pas voler, c’est bien de faire quelques mesures. Du coup, Loic et moi avons passé le Rotomax 50cc au banc d’essai.

Voila le résultat des mesures:

15 milliOhms par phase à 16 degré, c’est moins que dans les spécifications qui le donne à 21 milliOhms.
188 KV, c’est plus que dans les spécifications qui le donne a 172 KV.
Io 3.23A/25.03V, 4.96A/50.62V

Nous avons également fait une mesure de la poussée statique de l’hélice Biela 23×8. La méthode est celle du peson, avec l’avion retenu par une corde autour de la dérive :

15Kg, pour 7120 tours obtenus avec 108.5A, 43.41V

Ça arrache…..

Le GambiTron, remorqueur électrique de 2,80m

Pour remplacer le défunt Pirelec, il fallait une nouvelle cellule. Loic, concepteur du Gambi, remorqueur thermique, avait un fuseau et une aile en attente d’équipement, d’où l’idée de réutiliser l’électronique du Pirelec.

IMGP3468

Voila la photo de famille, on voit à droite le Gambi thermique, et à gauche le Gambi électrique ou GambiTron. La surface de l’aile est de 100 dm2. La garde au sol de l’axe moteur est de 40cm, avec des roues de 100mm.

Le GambiTron est équipé avec un moteur Rotomax 50cc et des accus LIPO 12S 8000ma ou LIFE 15S2P. Le contrôleur est un YEP 120A opto. L’hélice est une Biela 23×8. Le poids est de 11.5Kg en ordre de vol. Sachant que les batteries pèsent 2.5Kg, cela donne un poids de cellule et ailes de 9Kg. Ce n’est pas énorme, car la cellule du Gambi a été construite autour d’un 3W 85B2 avec échappement Y suivit d’un pot dans un tunnel, et donc les renforts en conséquence.

Voici un devis de poids détaillé:

Item Poids (g)
Fuselage non équipé avec train 2600
Accus 2 500
Ailes 2 240
Moteur 1 170
2 x Accus de réception LIFE 2300ma 2S 344
Stabilisateur 372
6 servos 325
Capot 200
Clef d’aile 195
Hélice 165
Controleur YEP 170
Électronique de réception 145
Masse non déterminée, batis, commandes, … 1274
Total 11 500

IMGP3461

Le moteur est un peu perdu dans ce grand capot. Par contre, il n’y a pas de problème de ventilation…

DSC_0981

Colonnettes et plaque avant en Alu. Loic a fait du beau boulot pour le montage du moteur, c’est léger et très solide.

DSC_0977

C’est bien utile un tour quand on sait s’en servir…

DSC_0980

Le contrôleur est monté sur une platine support en alu qui facilite le refroidissement et un démontage éventuel. Une sonde UniSens-E permet la mesure des paramètres moteur (V, A, vitesse de rotation), ainsi que celle de l’altitude. C’est le couteau suisse pour le remorquage.

IMGP3472

Les accus sont montés par du grip sur une planche. Le montage est très solide. On peut secouer dans tous les sens, cela ne se détache pas. En plus, on peut ajuster le centrage en déplaçant les accus.

IMGP8202

La planche vient s’insérer dans une glissière et est fixée par une vis sur molette. Pour le moment, l’accès se fait par le dessus en enlevant l’aile. Juste 4 vis à démonter. Cela permet de faire une pause entre 2 séries de remorquages. Une autre solution serait une aile en 3 parties avec un tronçon central évidé pour le passage des accus.

IMGP3477

Le Gambitron est équipé en Jeti: double alimentation MaxBEC 2D, récepteur R18 avec Satellite, expandeur, UniSens-E. Il y deux accus de réception LIFE.

IMGP3473

Le crochet de remorquage est monté sur le coté droit du remorqueur. Cette solution permet d’éviter les effets de couple lors du remorquage.
IMGP3475

Le premier vol a eu lieu le 22/11/2015. Le modèle est très sain, sûrement un peu trop avant. L’atterrissage est facile, il faut juste bien arrondir. Il y a pratiquement 4000W de disponible avec les accus 8000ma.

Voila un petit graphe qui résume le remorquage d’un planeur Lunak Reichard 4m 6Kg à l’altitude de 300m. La consommation est de 1100ma. On monte en moyenne à 10m/s. On peut donc faire 6 remorquages avec des 8000ma, il faut arrêter vers 6500ma pour ne pas abimer les Lipo.

Lunak-Zippy8000

Voila, les deux réalisateurs sont très heureux, il ne reste qu’à optimiser un peu… et surtout remorquer…. En fait, c’est les voisins qui vont être contents le dimanche après-midi…

Réalisation et montage des ailerons pour aile en fibre

Un des avantages des ailes fibres est la faible épaisseur de la peau. De ce fait, on peut réaliser une lèvre en microballon qui va s’enfoncer dans la partie fixe de l’aile. L’intéret est la quasi absence de jour lorsque l’aileron a des petits débattements. La méthode décrite ici a été développée initialement par Pierre Emery.

Pour vous donnez envie, voici ce qu’on obtient.

IMGP8134

La première étape est de couper l’aileron. Pour cela il faut utiliser un grand réglet fixé avec du scotch, sinon il ripe… cela m’arrive malheureusement… La coupure doit être verticale, de façon à ce que l’épaisseur soit minimale. L’aileron doit pouvoir s’incruster dans la partie fixe de l’aile.

IMGP8133

Une fois l’aileron détaché, il faut préparer le flanc de l’aileron avec un congé de microballon. Il faut aussi creuser la partie fixe de l’aile pour que l’aileron puisse s’effacer dedans. J’ai fait des simulations de mouvement sous solidworks pour déterminer le retrait. Une valeur de 8mm est suffisante. N’oubliez pas éalement d’enlever entre 1-1.5mm de peau à l’intrados, toujours pour que l’aileron puisse rentrer.

haut

Pour réaliser la lèvre, on va créer un moule pour la lèvre dans lequel on positionnera l’aileron. Ce moule va être obtenu par la dépouille de la découpe d’un aileron via GMFC. Pour cela, on retravaille le profil d’origine à partir d’une exportation sous GMFC vers un fichier dxf, puis on dessine une lèvre et un bord d’attaque fictif.

volet_root1

Il faut faire cela pour le coté emplanture et coté aileron. Ensuite vous créez un projet GMFC à partir des deux fichiers dxf. N’oubliez pas de calculer la flèche pour recréer le même alignement au bord de fuite. Ne pas mettre de prolongement au bord de fuite, de façon à ce que le bord de la dépouille soit aligné avec celui de l’aileron. Vous découpez et ne conservez que la dépouille.

IMGP8125

Mettre du scotch de qualité sur la dépouille pour la transformer en moule. Il faut trouver une marque qui adhère bien au polystyrène. J’ai eu des bons résultats avec du 3M. Mettre également du scotch sur l’intrados de l’aileron pour que du microballon ne coule pas dessus. Il faut aligner le bord du scotch avec celui de l’aileron. Mettre en place l’aileron dans la dépouille et immobiliser.

IMGP8129

Maintenant, il suffit de déposer le microballon à l’aide d’une petite seringue.

IMGP8131

Mettez sous presse ou sous vide le temps de la polymérisation. Après enlèvement des scotchs, vous avez maintenant un bel aileron. Adaptez la lèvre à la poncette pour les finitions de détail.

Je fais ensuite une fixation et articulation au silicone. L’aileron est monté à blanc avec du scotch, ce qui vous permet de vérifier le montage. Il doit y avoir quelques dixième de millimètre de jeu entre la partie fixe et l’aileron. Ouvrez l’aileron largement et mettez à la seringue un filet de silicone. Avec un petit batonet de glace retaillé, vous lissez le silicone. Ensuite refermez l’aileron neutre et laissez sécher. Un truc important pour la finition est de lisser le scotch avec l’ongle pour repousser le silicone qui est venu coté extrados. Après une nuit, vous pouvez enlever le scotch.

IMGP8140

Voici les deux outils indispensables à cette réalisation.

IMGP8142

Finalement, j’ai réalisé une commande encastrée. Au niveau de l’aileron, il faut fixer un embout permettant le montage d’une chape. Coté servo, il faut monter une chape à boule au plus court du pignon.

IMGP8117

IMGP8122

Sur mes ailes d’ASW15, j’ai appliqué cette technique aux ailerons, mais aussi aux volets. Pour ces derniers, l’articulation est réalisée à l’intrados.

Longeron en carbone

Voici comment réaliser un longeron carbone pour aile fibre avec GMFC EXPERT pour une aile d’ASW15 de 4m. Je ne vais pas innover beaucoup ici, cette technique est connue et pratiquée par beaucoup de modélistes. Je reprend les tuyaux que m’ont donné les copains.

Tout d’abord, il faut réaliser préparer l’aile comme indiqué dans le tutoriel Découpe d’une aile pour finition plastique. La peau d’extrados est ensuite coffrée, en ayant posé au préalable la nervure d’emplanture. Le remplissage du longeron est ensuite enlevé et le polystyrène restant est gratté jusqu’à atteindre la peau.

On a quelque chose qui ressemble à cela, mis à par la bande de carbone posée pour montage à blanc.

IMGP8046

IMGP8047

Le longeron est réalisé en polystyrène extrudé avec une semelle de carbone de chaque coté, intrados et extrados. La semelle est dégressive en épaisseur par tiers. On a 3 épaisseurs de ruban carbone à l’emplanture, 2 au milieu et 1 en bout d’aile. Pour éviter tout délaminage, il faut mette à intervalle régulier des ligatures en fil de carbone autour du longeron. Pour compenser les dixièmes manquant, on utilisera au final une planche de balsa qui sera poncée à niveau.

IMGP8070

La première opération à réaliser est de protéger les bord du longeron avec du scotch d’emballage. Celui ci ne sera enlevé qu’une fois le longeron terminé.

IMGP8050

Il faut ensuite réaliser le longeron en extrudé au moyen de la fonction « Découpe/Découpe longeron » de GMFC. Vous devez calculer l’épaisseur du longeron d’extrudé en enlevant celle des deux semelles de carbone. Il est préférable d’être plus fin de quelques dixièmes de millimètre, la planche de balsa compensera le manque. Réaliser un montage à blanc pour s’assurer que les dimensions sont correctes.

IMGP8048

La clef d’aile est également incorporée au longeron. Un tube en fibre est préalablement réalisé. Il s’encastre d’un coté dans la nervure d’emplanture.

IMGP8052

De l’autre coté, il faut réaliser un petit couple en contre-plaqué. Le dièdre est intégré dans les dimensions du couple. Un fourreau en extrudé est découpé en utilisant la fonction « Découpe Longeron » de GMFC en 2 passes. Il faut d’abord découper le morceau de longeron en extrudé, puis réaliser le fourreau à l’intérieur de celui-ci. N’oubliez pas de calculer le dièdre.

IMGP8051

La fente est ensuite rebouchée au Polyfilla. Il faut ensuite préparer la planche de balsa.

IMGP8066

Pour la pose, on commence par mettre les ligatures, puis la première semelle en carbone, le longeron en extrudé, puis enfin la deuxième semelle. La planche de balsa vient par dessus. Elle doit être en sur-épaisseur. Mettre sous presse dans la dépouille de l’aile, ou sous-vide.

IMGP8053

Une fois que la résine à polymérisé, il faut poncer le balsa pour le mettre à niveau. Il est important de ne pas avoir enlevé le scotch, car cela va éviter d’abimer le polystyrène. Si il reste quelques fentes, il suffit de les mastiquer au Polyfilla.

IMGP8055

Voila, maintenant on peut passer au coffrage de l’intrados…

Train du Pirélec

Pour essayer d’économiser un peu de poids, j’ai décidé de refaire un train. Il y a aussi le plaisir d’apprendre de nouvelles techniques. Enfin le train de bidule utilisé initialement est un peu trop large au niveau du fuseau.

Après discussions avec les copains Stéphane et Loic, j’ai décidé de faire une forme par le dessus. Elle est réalisée en chutes de mélaminés coupés aux bon angles. À noter, la partie du bout où sont vissées les roues est légèrement de biais vers l’intérieur. Sous le poids de l’avion, le train fléchit et les roues sont droites. C’est un truc que j’ai repris du train du Bidule. La photo montre l’inverse à cause du grand angle…

IMGP7990

Pour réaliser le moule, j’ai collé des bords en styrodur coupés aux fil chaud à la bonne épaisseur. Ceux-ci sont ensuite recouverts de scotch d’emballage pour assurer un bon démoulage. J’ai également mis de la cire pour être sûr de ne pas avoir de problèmes.

IMGP7997

Le train est réalisé avec des mèches de fibre de verre sur toute la longueur et des renforts en carbone au centre, sur le dessous et dessus. Il faut que train soit souple sur les jambes mais pas au niveau du fuseau.

IMGP7996

Le but est d’avoir un train dans lequel il y a le moins de résine possible. Pour cela, on met le tout sous vide et on éponge l’excédent de résine avec du sopalin. C’est du procédé classique de mise sous vide. Ma méthode est la suivante. Une fois les fibres posées dans le moule, je pose un plastique percé de petits trous. J’ai utilisé du sac jaune pour le recyclage coupé à la bonne forme. Par dessus, viennent les couches de sopalin. Ensuite, il y a le sac à vide qui est collé sur la forme avec du mastic.

IMGP7993

IMGP7992

Pour fermer le sac, mettre un cordon de mastic et poser le sac dessus. Mettre la pompe à vide au maximum pour éponger le plus possible de résine. Après une journée de séchage, le train se démoule en mettant tournevis sur le coté.

IMGP7991

Le poids final est de 328g. Le résultat est plutôt bon, à part quelques fibres mal imprégnées au départ. Les bords pourraient etre un peu mieux, il y a quelques petits trous. Le « moule » pourrait être aussi plus large et haut pour faciliter la pose du sac à vide.

IMGP7998

Trucs et astuces:
Il faut mettre les fibres dans le moule et les mouiller dedans. Bien ajuster les fibres sur les bords pour une bonne finition. J’ai eu des problèmes car j’avais coupé des fibres trop longues et elles étaient difficiles à mettre en place. La bonne solution est de préparer des fibres d’une longueur de 2 tiers, et les poser en alternance à partir des extrémités. En fait, on a moins besoin de fibre dans les extrémités.

J’ai aussi fait l’erreur de regrouper toutes les fibres pour les peser. Du coup, elle se mélangeaient. La bonne solution est de préparer des torons séparés de plusieurs fibres. Vous gagnerez du temps à la pose. Avec le poids d’un toron, vous pouvez estimer le poids final du train. J’ai mis 200g de fibre pour le poids final de 328g.

À noter, cette méthode permet aussi de peindre le dessus du train dans le moule. À tester pour la prochaine fois.

Mise au point du Pirélec

Voici le compte rendu des vols de mise au point…

J’ai effectué la deuxième après-midi de vol avec l’hélice 22×8, ainsi que les premiers remorquages.
Le planeur remorqué est un ASH 26 de 3.20m, 3.1Kg. Le vent est de travers ce qui complique un peu la chose… J’ai un problème de couple au décollage, le Pirélec part en rotation sur l’axe de lacet, et j’ai beaucoup de mal à le rattraper aux ailerons qui ne semblent pas encore efficaces. Je dois décoller trop tôt avec un manque de vitesse… Par contre, une fois en vol cela monte impeccablement.

Une montée à 300m consomme 700ma et prends 40sec décollage compris. Le taux de montée est de 10m/s environ. Voici le compte rendu télémétrique du remorquage.
ASH26

Le remorquage a été effectué avec 2 Zippy 12S LIPO de 8000ma. Je sort 3600 Watts en tout début de pack, contre 3300W pour le 15S LIFE. Les LIPO sont clairement rentables quand ils sont neufs… À voir dans le temps.

La formule magique du rendement: Watts = taux_montee * Poids équipage * Coef.

Ceci donne un Coef de 26.9. Un article sur un bidule électrique dans Modèle Magazine d’il y a quelques années donnait 30 comme Coef. On est meilleur. Donc pari gagné coté motorisation et poids.

Un dernier problème rencontré… Le Pirélec a tendance a faire un cheval de bois dans l’herbe à l’atterrissage. Cela freine trop.


Troisième séance, j’ai fait piloter le Pirélec par Loic. J’ai remis la 22×10. Pas de problème à signaler au décollage. Donc cela vient de mon pilotage : un décollage trop tôt et un manque de vitesse avec la 22×8.

Le Pirélec a encore fait un cheval de bois a l’atterrissage. Donc il faut que je mette des roues plus grandes et que j’avance le train avec une cale… La dérive est décollée et la verrière s’est envolée dans le piqué viril de Loic.

Les roues ECOTOP 140mm sont en commandes chez Topmodel… ca va faire 260g de plus…


Quatrième scéance: vols avec 22×10 et les roues de 140mm. Je n’ai plus de problèmes au décollage. La 22×10 donne plus de vitesse.

Il reste encore un problème a l’atterrissage. Malgré les roues de 140mm, le Pirelec passe encore régulièrement sur le nez. La cale pour avancer le train va être nécessaire.

Le planeur remorqué était le F3I de Marc (4.2 Kg). Une montée à 300m consomme 650ma. J’ai fait 10 montées sur le pack Zippy 8000ma.


Cinquième et sixième scéances. J’ai avancé le train en mettant une cale en biais. L’axe des roues se trouve maintenant au bord d’attaque de l’emplanture. Je n’ai plus plus de problème de passage sur le nez. Par contre il rebondit si j’arrive trop vite. Il faut donc que je maitrise bien ma vitesse.

J’ai remorqué un Discus 2c de 4.5m (5Kg) d’origine TOPMODEL et un Lunak de 4m (7kg) de chez Reichart. Une montée du Lunak à 300m prend environ 850ma. Une montée du Discus à 300m prend 700ma.

Premier vol du Pirélec

L’émetteur est dans les mains du copain Loic, pilote très expérimenté. Le premier vol est un peu sportif… centrage un peu trop arrière… Après avoir réglé le trim de stab, le Pirélec se calme un peu et l’atterrissage est sans problèmes, la bête est quand même gentille. La première impression est que la puissance est largement au rendez-vous.

IMGP1577

IMGP1579

Après avoir avancé l’accu, plus de problèmes. J’ai même réussi à décoller et atterrir, alors que c’est mon premier gros avion. La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas vraiment de différence de comportement entre le pack LIPO et le pack LIFE, malgré les 700g de plus pour le LIFE. Les 10Kg ne sont vraiment pas un inconvénient.

IMGP1590

Nous avons essayé également deux hélices une 22×10 Graupner plastique, et une 22×8 ECOTOP carbone. Pas de différence notable en vol, mais par contre le comportement est très différent à l’attero. Avec la 22×10, le Pirélec allonge relativement et on peut atterrir moteur coupé. Avec la 22×8, le freinage est supérieur et il faudra garder un filet de gaz.

IMGP1584

J’ai un peu de travail pour finaliser le remorqueur. Notamment, la verrière et le centrage qui est un peu plus avant que prévu. Il faut que j’avance le contrôleur, pour placer plus facilement les accus.

Reste maintenant à valider le comportement en remorquage, mais le Pirélec semble bien né.

Un grand merci à Loic, Yannick, Marc, Jean-Philippe, Fred, Pierre et tous les autres copains de Spirale 35 qui m’ont aidé sur ce super projet.

Devis de poids du Pirélec

Le poids évolue en fonction de la mise au point et de l’optimisation du Pirélec. Le fuseau en ordre de vol pèse autour de 4.5Kg. J’arrive à un modèle qui pèse autour de 9.4Kg en ordre de vol.

J’ai une surface d’ailes de 94dm2, donc la charge alaire est de 100g/dm2.

J’ai du remplacer les roues de 100mm par des roues de 140mm. Du coup, c’est 250g de plus.

Les ailes sont clairement trop lourdes et je peux gagner de 100 à 200g par aile. En remplaçant la clef d’aile par une clef carbone, j’ai gagné 200g. Le train de bidule me se semble également un peu lourd. Je l’ai refait avec un gain de 100g.

Item Poids (g)
Aile gauche 1250
Aile droite 1155
Fuselage 4543
Accus 2450
Total 9398

Détails du fuseau.

Item Poids Unitaire (g) Total (g)
Fuseau nu 1150
Moteur Rotomax 50cc avec vis 1170
Train de Bidule 55 + vis 328
2 x Roues ECOTOP (140mm)+ vis 186 372
Clef d’aile 90
Stabilisateur +vis 225
4 x Servos Graupner DES 707 BB,MG 54 216
2 x Accus de réception LIPO 1600ma 2S 89 178
Contrôleur YEP 14S 120A 170
Hélice G-Sonic PRO 22×10 170
Verrière 100
Régulateur de tension MaxBec 2D 85
Radiateur contrôleur 50
Dérive avec CaP 51
Roulette de queue 44
Verrou de remorque 43
Récepteur R18 30
Télémétrie UniSens 14
Récepteur Rsat 12
Expander 4
Masse non déterminée (couples et fixation accus, cables, platine servo dérive, vis…) 41
Total 9398

Poids des accus de propulsion.

Item Poids (g)
LIFE 5000ma 15S2P 2500
LIPO Zippy 8000ma 12S 2450
LIPO Zippy lightmax 12S 5800ma 1780

Poids des accus de réception.

Item Poids (g)
2 x Accus de réception LIFE 2300ma 2S 172 344
2 x Accus de réception LIPO 1600ma 2S 89 178

Poids des hélices.

Item Poids (g)
Hélice G-Sonic PRO 22×10 170
Hélice G-Sonic PRO 22×8 152
Hélice ECOTOP Carbone 22×8 129
Hélice Xoar bois 22×10 97

Poids des roues.

Item Poids (g)
2 x Roues ECOTOP (102x36mm)+ vis 72 144
2 x Roues ECOTOP (140mm)+ vis 186 372

Clef diamètre 20mm, longueur 500mm.

Item Poids (g)
Clef fibre 302
Clef tube carbone 90

Train d’atterrissage

Item Poids (g)
Train de Bidule 55 + vis 446
Train perso fibre+ vis 328